mercredi 23 novembre 2011

Vert de rage ou petits arrangements pour massacrer les forêts

Mise à jour du 13/02/2012

Bonjour,
Sur le site de Kairn, un lien sur le bandeau renvoie sur cet article. Les liens vers ce collectif sont ceux-là :

Dans cet article, j'avais regroupé l'ensemble des meilleurs liens sur la protection de nos forêts.
En voici quelques uns :


Bonjour,

il y a quelques jours, j'évoquais le sacrifice de nos forêts et du service publique forestier sur l'autel de la crise économique et des restrictions budgétaires. Il se tient en ce moment même le congrès des Maires de France et, comme il fallait s'y attendre, on y parle forêt...
Voici accompagné de mes commentaires quelques extraits de ce que l'on peut lire sur le site http://www.lagazettedescommunes.com

J'en suis vert de rage...


"La Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR) travaille au service après vente : au Congrès des maires, elle s’efforce de convaincre les élus du bien-fondé du nouveau contrat d’objectifs et de performance (2012-2016), récemment conclu entre l’Etat et l’Office national des forêts (ONF) et dont elle est, pour la première fois, cosignataire.

Une participation qui a vraisemblablement limité les dégâts : si les communes forestières sont désormais soumises à une nouvelle contribution au budget de l’ONF, à hauteur de 2 euros par an et par hectare de forêt géré par l’établissement public, « c’est un montant de 5 euros/an/ha qui a un temps été évoqué au ministère de l’Agriculture », rappelle Pierre Grandadam, vice-président de la FNCOFOR et maire de Plaine (Bas-Rhin, 1 000 hab.), qui présidait le débat organisé mardi 22 novembre 2011.

Cet appoint doit rassembler 5 millions d’euros par an, qui s’ajouteront à la vingtaine de millions versés par les communes via les frais de garderie (12 % du montant des ventes de bois en plaine et 10 % en montagne).


Dans les territoires où la forêt est peu productive et où l’exploitation du bois n’est pas rentable, les communes se demandent comment elles pourront apporter leur concours. « En zone méditerranéenne, les forêts ne respectent pas ‘la règle d’or’ : elles sont toutes déficitaires, signale Luc Reynard, maire de Bédoin (Vaucluse, 3 150 hab.) Je ne sais où trouver les 12 600 euros que la commune est censée verser, sinon au détriment des autres budgets. » Réponse d’un élu de Franche-Comté, où la forêt est le socle d’une activité économique solide : « Certes, la forêt méditerranéenne ne sort pas un bout de bois. Mais elle exerce une incidence positive sur le tourisme, qui serait à chiffrer. »"




Et qui c'est qui va payer ?
Nous, les usagers, encore une fois !


"Reste que la valeur du bois diminue continûment depuis 1982, après avoir régulièrement crû après 1966 (date de création de l’ONF), relève Hervé Gaymard.
« L’évolution des effectifs est calquée sur celle du cours du bois en monnaie constante », observe le président de l’établissement public. La forêt pourrait être rémunérée pour ses « aménités positives », suggère l’ancien ministre de l’Agriculture : « Compte tenu de l’importance de la forêt dans la gestion de l’eau, pourquoi les agences de l’eau, qui brassent beaucoup d’argent, ne rétribueraient-elles pas ce service ? »


Et qui c'est qui va payer la facture d'eau ?
Nous les usagers, encore une fois !


"Jean-Claude Monin, président de la FNCOFOR et maire de Saint-Jean-d’Arvey (Savoie, 1 400 hab.), défend un « choix responsable » en ces temps de tension budgétaire.
« Il y a certes un effort supplémentaire à fournir, mais le maintien du service public, du régime forestier et de l’ONF est assuré à ce prix. Rappelons que certains ont un temps évoqué une privatisation de l’Office. » Malgré les 700 suppressions de postes annoncées au sein de l’ONF entre 2012 et 2016, Jean-Claude Monin assure que « le maillage territorial est stabilisé », à 300 à 310 unités animées chacune par 7 à 10 agents."


Et la marmotte... Non franchement, vous trouvez qu'il y a assez d'agents ONF à Fontainebleau pour accueillir nos 17 millions de visites !?

 
"Le président de l’ONF, Hervé Gaymard, s’emploie également à rassurer l’auditoire. A ceux qui s’inquiètent d’une intensification de l’exploitation de la ressource, il assure que « les forestiers ne vont pas scier la branche qui les porte : il n’y aura pas de décapitalisation de la forêt française. » La forêt communale produit aujourd’hui environ 8,3 millions de m3 de bois par an, quand sa croissance naturelle permettrait de porter ce volume à près de 11 millions de m3, indique Pascal Viné, directeur de l’Office."

 


Bien, qui veut guider le président de l'ONF dans les coupes rases de fontainebleau d'ailleurs, pour qu'il voit ce que signifie sa politique ?



Rocher Fourceau, Pas de décapitalisation mais une décapitation !


Autre article lu dans la presse ce matin que l'on m'a adressé avec le commentaire suivant dont je laisse seul juge son auteur : "En PJ, vu dans la presse ce matin, pour info.Les finances de l'ONF, ce n'est pas aussi catastrophique que certains ont voulu le faire croire."

Gestion de la forêt : contrat d'objectifs pour améliorer les finances de l'ONF


L'Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques, a signé un "contrat d'objectifs et de performance" pour les cinq ans à venir avec l'Etat et les communes forestières qui vise un retour à l'équilibre d'ici 2016 des finances de l'établissement public.
Parmi les principales mesures, ce contrat, qui devait être présenté mercredi lors du 94e Congrès des Maires, entérine, comme prévu, une baisse des effectifs de l'ONF, à hauteur de 7%, soit 700 personnes.

Un sujet sensible dans cet établissement qui a déjà encaissé une chute de 20% de ses personnels en 15 ans et a fait face à une vague de suicides, 25 depuis 2005 dont six ce dernier semestre.
Aux termes de ce contrat qu'elles signent pour la première fois, les communes forestières, représentées par la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR), vont dorénavant verser une taxe de deux euros par hectare de forêt gérée, soit 5 millions d'euros par an, en plus des "frais de garderie" qu'elles versent à l'ONF pour l'entretien de leur massif.

Placé sous double tutelle (Agriculture et Environnement), l'ONF bénéficiera par ailleurs d'unecontribution de l'Etat à hauteur de 196 millions d'euros.
Au titre de ses recettes, l'ONF compte sur les revenus de la vente de bois, de prestations de services ou encore de la location de chasses.Pour améliorer ses finances, l'ONF pourra augmenter les ventes de bois. En contrepartie,
l'établissement public investira au moins 80 millions d'euros par an pour le renouvellement des forêts.

En 2012, le budget s'établira à 850 millions d'euros, a affirmé à l'AFP, Pascal Viné, directeur général de l'ONF.

En 2010, le budget de 750 millions d'euros accusait un déficit de 14 millions d'euros. Pour celui de 2011, qui s'établit à environ 800 millions d'euros, l'ONF n'est pas encore en mesure de dire s'il sera ou non à l'équilibre. L'office attend le résultat des ventes de bois pour faire les comptes.



Bref donc, tout va bien madame la Marquise !

Les sous vont rentrer, les forêts seront préservées et forestiers en nombre suffisant, bien payés !



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